Impossible de se rendre en Zambie sans penser à David Livingstone, le plus célèbre des explorateurs. Ce missionnaire écossais passa trente ans de sa vie à arpenter les coins les plus reculés de l’Afrique australe. Né en mars 1813 près de Glasgow, il étudie la théologie et, en 1840, embarque pour Le Cap, en Afrique du Sud. Sa première mission est de porter la bonne parole dans la région du Kalahari, à la frontière de l’actuelle Namibie. Mais il se rêve déjà être le premier européen à relier la côte ouest à la côte est de l’Afrique en passant par l’intérieur des terres alors inconnues. En 1851, il explore le cours du Zambèze, l’Angola et une partie du Congo. Ses pas le ramènent finalement vers le Zambèze où le 17 novembre 1855, il découvre les célèbres chutes Victoria. Encouragé par ce succès, il persévère et, le 20 mai 1856, il atteint l’Océan Indien. Son rêve est à peine accompli qu’un autre le remplace : trouver les sources du Nil. Livingstone reprend donc ses explorations et découvre le lac Malawi en septembre 1859 mais les sources du Nil demeurent introuvables. Malade, il décide de se reposer sur les bords du lac Tanganyaka et c’est là que, en 1869, Henry Morton Stanley, journaliste envoyé par le journal New York Herald, le retrouve et prononce cette phrase demeurée célèbre : « Docteur Livingstone, I presume ? ». Nous sommes le 28 octobre 1871. Les deux hommes restent quelques mois ensemble mais, lorsque que Stanley repart, Livingstone refuse de le suivre. Il mourra de dysenterie le 1er mai 1873 sur les rives du lac Bangwelo en Zambie. Un mémorial se dresse aujourd’hui à l’endroit où son cœur est enterré. Son corps, en revanche, repose en l’abbaye de Westminster, à Londres.
Evidemment, en atterrissant à Livingstone, il est plus que tentant de rejouer la rencontre avec Stanley devant la statue de l’explorateur écossais qui trône devant l’aéroport. Ce ne sera là qu’une répétition car vous retrouverez David Livingstone au musée de la ville, où une salle lui est dédiée, et en vous promenant le long des chutes Victoria. Ce sera là votre première rencontre avec le Zambèze qui a donné son nom à la Zambie. Long de 2 750 km, il est le quatrième plus grand fleuve d’Afrique. A la frontière entre le Zimbabwe et la Zambie, les eaux du fleuve Zambèze se jettent dans la faille longue 1 700 m et haute de 108 m que forment les chutes Victoria. Au moment de la saison des pluies, le nuage d’eau peut s’élever à plus de 400 m de hauteur. Le chemin qui longe les chutes conduit à plusieurs plateformes d’observation et… à la statue de Livingstone. « Personne ne peut imaginer la beauté de cette vue. Ce spectacle n’a jamais été observé auparavant par des Européens. Seuls les anges ont eu cette chance » note t-il dans ses carnets de voyage. Les membres de la tribu Kololo étaient plus réalistes quand ils appelèrent cet endroit « Mosi-oa-Tunya’», la fumée qui gronde, désormais le nom officiel du parc national qui englobent les chutes et une partie du fleuve. La partie zambienne offre une approche différente car située en amont des chutes, là où le fleuve Zambèze se prépare à effectuer son grand saut. Les rapides serpentent entre les divers îlots rocheux alors que déjà s’élèvent dans le lointain les immenses panaches de vapeur d’eau. Le Knife edge Bridge offre sans doute la plus belle vue sur l’Eastern Cataract, la Main Falls et le Boiling Pot. Le soir, profitez d’une croisière au coucher du soleil pour naviguer sur le Zambèze et apercevoir éléphants, hippopotames et des oiseaux par centaines.
La Zambie compte pas moins de 20 parcs nationaux mais, outre celui déjà cité de Mosi-oa-Tunya, le plus réputé est celui de South Luangwa, situé à une heure de vol de Lusaka, la capitale zambienne. D’une superficie de 9 050 km², le parc national de South Luangwa englobe une vaste savane parsemée de baobabs traversée par la rivière Luangwa. La faune africaine y est particulièrement nombreuse avec des hippopotames, des crocodiles, des éléphants (la Zambie en compte plus de 20 000), des lions, des léopards, des lycaons et de nombreuses antilopes. Peut-être aurez-vous la chance de croiser une girafe de Thornicraft, reconnaissable à ses jambes blanches, et des zèbres de Crawshay qui ne peuvent s’observer qu’ici. En tout, plus d’une centaine d’espèces animales a été recensée dans le parc, sans compter les oiseaux. Le rhinocéros est hélas le grand absent, exterminé par les braconniers, alors que les hippopotames affichent une des plus fortes densités africaines. Outre cette incroyable diversité animale, le parc est réputé pour avoir été le premier à proposer des safaris à pieds. Lancés dans les années 1950 par Norman Carr, ces safaris à pieds ont de suite attiré une clientèle à la recherche de nouvelles sensations et d’une autre vision du safari. Désormais, avec l’expérience acquise au fil des années, ces safaris à pieds se font en toute sécurité pour la plus grande joie des participants. Autre spécialité du South Luangwa : les safaris de nuit qui permettent de découvrir une toute autre faune dont les léopards, particulièrement nombreux dans le parc.
La Zambie est un pays de safari depuis déjà de très longues années et de nombreux lodges se sont installés dans tous les parcs et zones d’intérêts touristtiques. Le choix des lodges pour orgnaiser un safari en Zambie n’est donc pas toujours facile. Leur qualité et confort sont très variés et les prix des séjours fuctuent également beaucoup en fonction des saisons. L’équipe de Safari World Image a donc sélectionné pour vous une dizaine de lodges en Zambie quer vous pouvez retrouver facilement sur son site : www.lesplusbeauxlodges.com
Afin de faciliter la venue des amoureux des safaris en Afrique et de les aider à découvrir les merveilles naturelles du pays à l’occasion d’un safari en Zambie, le gourvernement a supprimé en 2025 les visas pour les pays européens. Votre passeport doit être valable six mois après votre retour et avoir deux pages vierges côte à côte. Un visa, gratuit et valable 90 jours, vous sera délivré à votre arrivée à l’aéroport. Question santé, pensez à vérifier que vos vaccins sont à jour et un traitement anti-paludéen est à envisager. Sur place, le dollar américain est préféré à l’euro, surtout les petites coupures et les billets en bon état.
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