Où voir le rhinocéros noir au Kenya ?

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Rhinocéros noir dans le parc de Maasai Mara au Kenya

Avec plus de 1000 rhinocéros noirs présents sur son territoire, le Kenya est en passe de gagner son pari de sauver cet animal mythique de la grande faune africaine. Après un effondrement dramatique de l’espèce dans les années 1990 avec seulement 400 rhinocéros noirs survivants d’une population estimée à 20 000 vers 1970, le Kenya voit ses efforts de sauvegarde enfin récompensés.

Au bord de l’extinction suite au braconnage intensif des années 1970-1980 et classé comme tel par l’UICN, le rhinocéros noirs du Kenya semble désormais tiré d’affaire grâce à une politique volontariste du Kenya Wildflife Service (KWS), organisme public kenyan chargé de la conservation et de la gestion de la faune sauvage. Dans un premier temps, celle-ci s’est traduite par des relocalisations dans des sanctuaires mieux protégés (Ngulia…) et plusieurs campagnes de poses de balises et d’émetteurs capables de suivre chaque animal en temps réel. Désormais, les amoureux de safari au Kenya peuvent observer cet imposant pilier des fameux « big five » dans de nombreux parcs et réserves. Les meilleurs endroits pour observer le rhinocéros noirs au Kenya sont le parc national de Nairobi, situé à seulement quelques kilomètres de la capitale kenyane ; la réserve national de Maasai Mara, célèbre pour accueillir la migration annuelle des gnous ; le parc national du lac Nakuru, sanctuaire réputé pour les rhinocéros noirs et blancs ; le Ol Pejeta Conservancy, réserve privée située dans la région de Laikipia ; le sanctuaire de rhinocéros de Solio, entièrement dédié à la protection des rhinocéros ; le parc national d’Aberdare, dont les forêts et les montagnes offrent une protection de choix contre le braconnage, et enfin, le parc national de Meru, peu fréquenté mais riche d’une faune dense et variée.

Même si l’avenir du rhinocéros noir semble plus serein, la survie de l’espèce reste menacée par plusieurs facteurs. Outre le braconnage qui nécessite une lutte de tous les instants (selon l’UICN et les associations TRAFFIC et International Rhino Foundation, le trafic de cornes reste la principale menace pour l’espèce), la perte et la fragmentation des habitats, associées au changement climatique ponctué de sécheresse récurrentes, compliquent la situation en réduisant la disponibilité en eau et en pâturage pour l’homme, le bétail et la faune sauvage.

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